Test : Project Cars

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Le Dark Souls des jeux de course.

Après The Crew et Forza Horizon 2, je pouvais difficilement passer à côté de Project CARS, sorti le 7 mai dernier. Ce jeu de course automobile bouscule la hiérarchie et s'impose dès la première session comme le nouveau leader dans le domaine des simulations de course. On peut donc remercier les 80 000 joueurs-testeurs qui ont aidé au développement de ce jeu pour aboutir à la quasi-perfection. Tout ce que nous souhaitions dans un jeu de course se trouve dans Project CARS (Community Assisted Racing Simulator).

Après une intro mémorable qui place directement le jeu dans les plus beaux sur consoles nouvelle génération, le joueur entre dans une interface claire et moderne pour accéder aux différents modes de jeu : carrière, solo, essais libres, multi, épreuves communautaires, contre-la-montre. Grâce à tous ces menus de réglages, le jeu est modulable à volonté et s'adresse donc à toutes les catégories de joueur, du novice au pro, calé dans son baquet maison aux pédales rutilantes. Toutefois, sachez que chaque course nécessitera un investissement et des efforts pour remporter la victoire ou même marquer des points, tant la prise en main est exigente parfois. Mais c'est là la force de Project Cars, il nous motive constamment et la marge de progression est si grande qu'elle en devient gratifiante et addictive. On améliore ses temps à chaque tentative, tant la voiture et la piste évoluent (grip, poussière, gomme, température...).

Car si Project Cars est beau, il est aussi brillamment réussi en terme de gameplay et de réalisme technique. La physique de chaque voiture est unique et vous aurez beau claquer des temps avec une caisse, rien ne dit que vous en ferez autant avec la prochaine, dans une formule différente et sur un autre circuit. Question championnat et carrière, c'est tout simplement énorme... Malgré un nombre de voitures réduit (absolument pas pénalisant pour le plaisir de jeu), le nombre très élevé de tracés à travers le monde force le respect. Quel plaisir de s'engager dans une carrière et d'être invité en cours de saison sur un autre championnat avec un véhicule, des règles et des déroulements différents (essais, qualifs, course, arrêts aux stands, etc.). On ne s'ennuie jamais au volant de Project Cars. A noter, enfin un karting bien fait et passionnant, avec 2 catégories, Kart One et SuperKart! Idéal pour débuter.

L'esprit communauté s'affiche avec brio dans les fameuses épreuves communautaires. En effet, ce week-end a lieu le GP de F1 à Barcelone. Et bien entendu, Project Cars propose un contre-la-montre sur la piste de Catalunya durant 3 jours avec classement mondial. Une riche idée qui continuera pour chaque GP dont le circuit apparaît dans la liste du jeu mais aussi pour des événements historiques, comme les 24h du Mans, le week-end du 13 juin. Parfait pour les passionnés.

Alors, oui, les vétérans Gran Turismo et Forza Motorsport sont dépassés techniquement et conceptuellement mais il faut bien garder à l'esprit que Project Cars propose un concept plus proche de Grid Autosport avec un garage restreint mais élaboré et une suite de formules variées, du karting à la course proto, en passant par le GT ou la Formule 1... euh A. Donc, la comparaison ne peut être réalisée à 100% entre ces 2 types de jeu, d'un côté la course-collection et de l'autre la course automobile pure. Pour cette dernière, Project Cars est sans aucun doute le champion en titre.