Final Fantasy VII Remake

2

J'ai mal à mon Cloud...

Date de sortie
Temps de jeu
43h

8 octobre 2020 - TEST

Je ne vais pas ménager le suspense, j'ai été très déçu par ce FFVII Remake et je dirai même que je ne le conseille pas, ni aux nouveaux qui le découvrent, ni aux anciens qui ont essoré l'original. Je ne le conseille pas aux nouveaux car ils risquent de rester perplexe sur le statut légendaire de ce titre en voyant ce remake. Je ne le conseille pas aux anciens qui risquent, comme moi, d'embrumer leur souvenir de ce jeu merveilleux en son temps et qui prend si cher aujourd'hui.

Je vais lister ici tous les points que j'ai notés au fur et à mesure de mon calvaire le long des chapitres du jeu. Ah oui, j'oubliais, je ne l'ai pas fini intégralement, j'ai atteint la toute dernière confrontation, insolemment difficile comparée aux combats durant tout le jeu et qui m'a porté l'estocade.

Trop de matérias. Une des forces du gameplay de Final Fantasy se situe dans ces matérias et leur gestion. Ici, on vous en offre à tour de bras, vous pouvez les acheter dans des distributeurs partout (même celles offertes en fin de missions secondaires donc à quoi bon...), vous en trouvez aux quatre coins de la map. La puissance d'une matéria venait de sa rareté, de l'excitation ressentie à chaque découverte. Ici, elles deviennent banales, comme une potion...

La majeure partie du temps, l'ennui est palpable, on court, on suit, on ne fait rien, c'est navrant. Couloirs sur couloirs, échelles sur échelles. Le chapitre Midgar est étiré à n'en plus finir alors que ce n'est pas forcément la partie la plus réussie de FFVII original. 3-4h pour le quartier des désirs et Don Corneo et encore, après avoir testé les quêtes secondaires des chapitres précédents, je n'ai pas enchaîné sur les quêtes annexes, totalement dispensables et futiles, dotées de faibles récompenses et tenues par des discussions plates.

Ce n'est clairement pas cette partie de FFVII qui a fait rentrer le jeu dans la légende. Je m'imagine la réaction d'une personne qui découvre le jeu et qui n'y a jamais joué, ne se dit-elle pas mais pourquoi ont-ils encensé ce jeu et pourquoi en ont-ils fait un remake? Qu'est-ce qui motive un tel engouement? Comment associer par exemple la danse de Cloud à un jeu exceptionnel??

Quasiment aucune stratégie dans les combats, on peut spammer les touches sans réfléchir et tout dérouler. Pas besoin de rester des heures dans les menus, on est noyé sous les matérias, on peut tenter de changer mais cela impacte tellement peu les combats... Quant aux invocations, il faut attendre que le jeu daigne t'autoriser à les lancer pour pouvoir voir rapidement Ifrit ou Shiva balancer une patate ou un glaçon...

Quand on voit les critiques parler des personnages de Jesse, Biggs et Wedge, comme s’ils étaient intéressants, profonds, plus développés, je reste perplexe. Biggs et Wedge à l’origine, c’est une blague! Une simple référence à Star Wars. Quant à Jesse, ce n’est pas avec le peu d’interactions que nous avons avec elle (manger une pizza?) que nous pouvons dire que le personnage est approfondi. Comment expliquer un tel engouement pour le jeu quand on voit la liste de défauts qu’il est impossible de rater au fil du jeu? Pire encore, ils ont réussi la prouesse inimaginable de désacraliser les personnages mythiques de FFVII au point de me faire détester Barrett, de trouver Cloud ennuyeux et Tifa et Aeris naïves...

Le coeur du scénario de FFVII, celui qui nous a marqué il y a plus de 20 ans, ne se situe pas à Midgar, loin de là. L’insertion épisodique de Sephiroth dans des flashs ne suffit pas et surtout n’a pas sa place à Midgar. Là nous sentons bien le découpage par épisodes qui fausse l’idée originelle qui voulait débuter dans un lieu clos avec une intrigue Avalanche-Shinra pour ensuite sortir vers un monde beaucoup plus vaste au coeur de la véritable histoire de Cloud. C’est sans doute pour cela que tout au long de ce jeu, j’ai ressenti la futilité des histoires racontées et de ses personnages, sachant pertinemment que nous ne les reverrons plus ensuite. J’ai pourtant réussi à me dédouaner de l’original en termes de gameplay, j’ai adhéré au système de combat plus nerveux, voire épileptique, en oubliant le bon vieux tour par tour, mais la forme ne suffit pas, le fond manque terriblement.

A partir du chapitre 16, une fois arrivé à la tour Shinra, le jeu prend une toute autre ampleur. Tout simplement parce qu'on a quitté le bidonville et que le jeu se rapproche beaucoup plus de l'original. Pourquoi avoir "remake" le scénario dont l'équilibre était parfait si c'était pour allonger à n'en plus finir des passages moyens voire très moyens du début de l'histoire? De plus en plus, la seule raison qui semble valide est économique. Allonger pour enchaîner les épisodes et vendre le remake plus cher qu'un seul jeu...

Je vais m'arrêter là, je n'ai jamais été confortable avec la "hater attitude" mais tout ce que j'ai écrit, je l'ai ressenti durant le jeu. Je ne pouvais pas me mentir en m'alignant sur la majorité, je n'y suis pas arrivé. Je crois même aujourd'hui que j'aurais beaucoup de mal à payer pour voir le suivant... Nous verrons bien.

 

13 juillet 2020 - EN COURS

Reprise du jeu après la pause The Last of Us 1 et 2. Difficile de passer après ces 2 jeux d'exception où tout est soigné. On ne peut pas en dire autant de FFVII Remake avec ses textures parfois baveuses et ses arrière-plans plats et plutôt moches... S'il n'y avait que cela à la rigueur mais le déroulement du jeu est si ennuyeux parfois (une échelle, un interrupteur, un couloir, une échelle, un interrupteur, une plateforme, un couloir, une échelle...). Mais je veux connaître la fin de ce premier épisode pour savoir si réellement je suis déçu à 100%.

 

16 mai 2020 - NEW GAME

Et oui, le désir a dépassé la réticence, çà y est j’ai craqué. Première vraie sortie post-confinement et bim, le dernier Final en poche. Dès l'écran d'accueil, fond noir et logo, typique de la série, les frissons montent aux premières notes de la musique réorchestrée et grandiose (Soundtrack en vidéo ci-dessous). Les premières minutes de jeu sont sublimes et révèlent comme prévu des personnages extrêmement soignés, dignes de ce qu'on appelait encore il y a peu un film en images de synthèse. J'ai achevé le premier chapitre en une petite heure et rien de neuf puisque cela reprend la démo, déjà parcourue. Les menus d'inventaire et de gestion sont parfaits, clairs et esthétiques. En revanche, et c'était vraiment là que j'avais de forts doutes, il va me falloir du temps pour appréhender le système de combat en temps réel. C’est un chaudron bouillonnant de commandes, de combinaisons de commandes, de raccourcis et de jauges. Le combat du scorpion dans le réacteur Mako n°5 est mythique puisque c’est le tout premier boss qui conclue l’entame de jeu et là, clairement, à la fin du combat avec Cloud et Barret, j’ai pesté tellement je n’avais pas réussi à faire ce que je voulais. J'ai même failli crever lamentablement. Çà viendra, tout est une question de temps, mais aussi de volonté. En effet, sans vouloir resté bloqué sur l'original, le choc est assez brutal entre le tour par tour et l'action en temps réel, surtout que je suis immergé dans Dragon Quest XI depuis plus de 100h, imaginez le décalage. Alors, oui, je suis un gamer certes "âgé" mais visuellement, çà peut par moments paraître un peu épileptique. Rien qui m'empêchera de continuer en tout cas. J’ai arrêté juste au début du chapitre 2, à la frontière du nouveau, là où s'arrêtait la démo.

A suivre.

 

15 avril 2020 - WISHLIST

Difficile d’y échapper ces dernières semaines, gros buzz, beaucoup de très bonnes critiques malgré les quelques défauts, un must apparemment donc je vais ignorer mes hésitations et dès que Dragon Quest XI est achevé (encore une belle session ce matin à Manda Laï!), je me jette sur Tifa... euh sur le jeu. Tatatata-ta-ta-ta-tataaaaaaaaa.