Ni No Kuni : La Vengeance de la Sorcière Céleste

Un jalon dans l'histoire du jeu de rôle.

90

01 avril 2013 - TEST

Mesdames et messieurs, nous entrons en gare, nous espérons que vous avez apprécié ce voyage de 102 heures en compagnie de Ni No Kuni!

Et comment. Il en a fallu du coeur à Oliver et ses compagnons pour atteindre le fin mot de l'histoire. Et pourtant, après tout ce temps, le livre ne se referme toujours pas, il reste là, trônant sur la table de chevet. Je reste assis sur mon lit à regarder le livre avec un sourire attendri, en espérant secrètement et vainement avoir oublié un passage pour en avoir encore un peu à découvrir... Mais il reste aussi ouvert dans mon esprit. Difficile de tourner la dernière page d'un jeu de cette force romanesque. Il faudra de la patience aux plus pressés pour qu'ils voient l'histoire jaillir et les éclabousser de sa profondeur. Les habitués du RPG sauront attendre pour que la petite histoire du départ devienne une épopée marquante. Mais soyons honnêtes et relevons ensemble quelques points négatifs, même s'ils restent mineurs. La Tactique (qui consiste à donner des ordres automatiques aux personnages, façon Gambits) est peu fiable et mal structurée (il est impossible de la modifier dans le menu avant un combat, par exemple). La permutation entre les familiers combattants passe obligatoirement par les capitaines, leurs maîtres et ralentit donc considérablement le lancement de sorts cruciaux, comme l'aurore curative ou la réanimation. Tout ceci vient donc parfois alourdir les combats et diminuer de façon frustrante la réactivité, nerf de la guerre contre les boss... Enfin, si je peux me permettre un conseil, économisez quelques Cartes du Mérite pour accéder à la dernière récompense, la Médaille du Héros (8 Cartes) qui s'avère indispensable pour la fin du jeu, à mon sens.

Chef d’œuvre, je ne vois pas d'autre mot, je sais pertinemment que je parlerai encore de ce jeu dans quelques mois, voire quelques années, avec ma douce, tellement nous avons apprécié ce conte, magistralement orchestré de bout en bout. Et d'ailleurs, je n'ai pas fermé le livre, de nouvelles pages sont apparues...

06 mars 2013 - EN COURS

55h de jeu! Et j'en suis à peu près à la moitié, d'après la Stèle du Savoir, tout droit sortie de Rapanui (île de Pâques! c'est de saison), qui plombe mon sac à dos. A ce stade de Ni No Kuni, aucune lassitude tant le leveling des familiers occupe agréablement le jeu au fil d'un scénario qui s'étoffe à chaque nouvelle cinématique. Si l'alchimie paraît non optimisée au départ, elle se bonifie avec le temps comme un bon vin, dès lors que les recettes engraissent votre carnet de cuisine magique. D'ailleurs, n'hésitez pas à parler aux habitants des quatre coins du monde, votre génie de l'alchimie vous remerciera. L'expérience aidant, je peux vous conseiller quelques familiers qui, d'après moi, valent le détour. Le fabuleux Chauve-qui-peut (Batman en slip!) qui évolue en Sauve-souris puis en Nocturnas, irrésistible super-héros affublé de lunettes de soleil et moulé dans son costume rouge et bleu! Un véritable frappeur (DPS) avec un lot de sorts négatifs (débuffs) appréciable. Pour l'épauler, ne passez pas à côté d'un Monolithe, petit automate qui finit en Paléolithe avec une défense surélevée, véritable muraille de Chine (un bon gros tank en somme). Pour trouver un bon bobologue (healer), pourquoi pas tabler sur une Graine de Lutin ou un Boléthargique. Fragiles certes mais très efficaces, une fois le niveau augmenté. Enfin, si vous cherchez un mage digne de ce nom, 2 peluches sortent du lot : le Granplume, familier par défaut de Myrta la harpiste du désert, devient au fil des combats, indispensable, avec son attaque magique de haut rang, et pourquoi pas un petit Turbandit, minuscule habitant du désert qui finit par dégainer des sorts dévastateurs. Dans tous les cas, je ne saurais trop vous conseiller de varier les familiers pour apprécier leurs évolutions et leur grande diversité. Enfin, si vous souhaitez profiter pleinement de l'exploration de ce monde féérique, désactivez l'option Étoile qui vous indique où aller pour continuer votre aventure, vous ne le regretterez pas. Je n'ai pas ressenti ce plaisir de jeu dans un RPG depuis Xenoblade Chronicles et je m'en réjouis à chaque nouvelle session. Bon jeu!

14 février 2013 - EN COURS

30h d'aventures colorées et de belles histoires à raconter au coin du feu. Ni No Kuni continue sa lancée poétique et tendre dans un monde féérique qui fait du bien. Le jeu invite à dorloter tout un tas de familiers comme une collection de poupées, alignées sur un lit de petite fille. Rassurez vous les garçons, il y a aussi de l'action et des boss coriaces. Même un petit combat sur la carte du monde peut être fatal à l'équipe de jeunes héros, toujours menée par Oliver et son doudou animé, affublé d'une lanterne en guise d'anneau nasal! L'évolution de ces compagnons magiques est motivante et la possibilité d'étoffer sa ménagerie au cours des nombreuses rencontres rend les combats gratifiants. Un vrai plaisir de récupérer un familier costaud après une lutte de plusieurs minutes, sauvé in extremis par un burger au poisson pour récupérer des forces : la potion Filet-o-Fish, en somme! La rencontre du génie du chaudron vaut également le détour, rien que pour son nom : Al-Shimi... Mention spéciale aussi au familier "Chauve-qui-peut", sorte de mini-Batman en slip bleu qui essaie désespérément de voler! Bref un jeu qui allie humour bon-enfant, richesse du RPG et scénario accrocheur malgré un rythme posé. Certains diront "lent" mais à quoi bon courir, un jeu vidéo n'a pas de date péremption!

04 février 2013 - NEW GAME

Lorsqu'on laisse le travail d'animation d'un jeu vidéo à des professionnels habitués à animer des dessins, la réussite est assurée. C'est avec des yeux écarquillés et un sourire d'enfant que je parcours les tableaux de Ni No Kuni depuis la fin de la semaine dernière. La promesse du dessin animé dont vous êtes le héros est tenue et dépasse même ce que j'espérais. Le rythme posé et l'histoire tendre et dramatique pourront repousser certains mais il faut bien admettre que les studios Ghibli maîtrisent leur affaire. Grâce notamment à une musique sublime, ils nous captent dès les premières minutes et nous emprisonnent dans ce conte hybride : la dure réalité de la vie et la délicieuse évasion de l'imaginaire. Ajouté à cela un almanach du magicien extraordinaire, pur travail de 340 pages, toutes finement écrites et dessinées, à l'intérieur même du jeu. Jusqu'au détail méticuleux de la petite corde qui tient les pages du livre. On a l'impression de feuilleter réellement un ancien grimoire dont les pages humides menacent de s'effriter à chaque instant. 10 heures de jeu et déjà des images plein la tête, des familiers attachants, des boss surprenants, des menus soignés. Avant même d'avoir fini mon voyage, je conseille vivement, pour tous les amoureux de RPG, de mangas et de contes. Merci Level 5!

Temps de jeu
125h
Posté par Toki le mer 06/05/2020 - 11:23
Et je le réitère avec la nouvelle version Remastered, disponible sur PS4 et Switch. La version PS4 est en attente dans ma ToDo list...