Way of the Hunter

24 août 2022 - PHASE 2 - APPRENTISSAGE et VALIDATION

Après 24h de bourlingue, je valide Way of the Hunter. Et pourtant ma phase d'apprentissage est loin d'être finie, tant j'ai encore à apprendre pour chasser correctement et de façon éthique. De ce que j'ai pu en lire, le jeu pousse loin la simulation et le réalisme, comparé à ses prédécesseurs (Hunting : Call of the Wild, Hunting Simulator) et relève le niveau d'exigence. N'imaginez pas prélever sans cesse des animaux et tirer à tout va, c'est loin d'être le coeur du jeu. Préparez vous plutôt à de longues sessions de marche, d'écoute, d'observation, de contemplation et de frustration. Dans Way of The Hunter, vous allez en baver.

Au milieu d'un environnement naturel somptueux aux sons fidèlement reproduits (nature et armes), vous allez suivre (ou non, au choix) un scénario certes léger mais qui a le mérite d’exister et de proposer une trame à suivre plutôt qu’une suite anarchique de traques. Je n’ai parcouru qu’un quart de la première map du jeu qui en compte 2 pour le moment (2 autres prévues dans le season pass de la première année) et déjà l’impression de grandeur est vertigineuse. C’est immense. On passe des forêts aux marais puis des prairies à la montagne, le tout avec une vraie identité entre les zones (faune, arbres, sols, feuillages, couleurs, sons). Et quand enfin, vous apercevez un animal, le jeu de patience et d’adresse débute. Et là, il vous faudra plus qu’un simple tir pour atteindre votre objectif. Choisir la bonne cible, celle qui est âgée et qui semble présenter des tares génétiques par exemple, pour aider la cohorte à conserver des gènes forts adaptés à leur survie. Choisir le bon fusil pour ne pas blesser et finir sans souffrance (encore une fois je ne défends rien). Choisir le bon moment, la bonne distance, la bonne position par rapport au vent qui charrie votre odeur. Choisir de ne pas tirer, tellement le cerf est majestueux et l’élan imposant… Bref, à ma grande surprise, le jeu s’avère plus intelligent que je n l’aurais cru et terriblement addictif. On a très vite envie d’enchaîner les défis et surtout de marcher pendant des kilomètres pour ouvrir tous les points d’intérêt et repérer les sites de passage des animaux.

Tout n’est pas parfait malheureusement mais une mise à jour est déjà venue réparer certains problèmes repérés day one. L’eau des rivières ne disparaît plus par exemple et les retards d’affichage sont beaucoup mons fréquents. Mais au-delà de çà le système de traque qui paraît sommaire au départ est en fait extrêmement punitif. Il n’est pas rare de voir une piste s’arrêter net de façon très frustrante. Et ce n’est pas un bug du jeu mais bien l’illustration d’une mauvaise traque. Trop lent, mal aiguillé, mauvaise piste, traces différentes du premier animal, mauvais tir et donc guérison et disparition des traces de sang, les options se multiplient pour compliquer votre tâche. Quant au bruit, ne comptez pas courir ou même marcher, il vous faudra progresser accroupi et même très souvent allongé sur le sol, en rampant lentement pour ne pas effrayer le cerf à 200m devant vous. Et encore le cerf n’est pas le plus difficile… Vous allez avoir besoin d’accepter la frustration, elle fait partie du jeu.

Enfin, voici quelques mauvais points relevés çà et là et qui plombent un peu l’expérience. La map réinitialise le zoom à chaque fermeture. Cà ne paraît rien mais il vous faudra re-zoomer à chaque ouverture de la map… Pénible. Les jumelles proposées actuellement dans la boutique n’ont pas de zoom modulable, elles. Un comble pour des jumelles. La boutique du jeu (en faux crédits) est très pauvre, voire vide, et on se demande parfois à quoi servent les primes remportées. Il semble toutefois que de nouveaux items apparaîtront au fil des mises à jour. L’IA des oiseaux (colvert, oies, faisans…) est quasi nulle (probablement proche de la réalité) et je comprends mieux à présent l’origine du verbe canarder… Mais je pinaille. Way of the Hunter réussit à rendre chill une expérience troublante de chasse et donc de mise à mort, modérée par de nombreux conseils et discours sur le respect et l’éthique, le tout dans un cadre magnifique. Peu importe si vous revenez brocouille…

16 août 2022 - PHASE 1 - DECOUVERTE

Depuis quelques semaines, je continue mon exploration de nouveaux genres de jeux vidéo pour sortir de ma zone de confort plutôt constituée de jeux AAA, RPGs et JRPGs. Après une belle série de jeux de gestion et surtout 50h de simulation d'off-road et de convois de l'extrême avec l'excellent SnowRunner (toujours en cours), me voici parti sur une simulation de chasse. Et pourtant je n'ai rien du chasseur, mis à part le clébard (un setter anglais capable d'attraper au vol un pigeon...si si).

Parcourir de longues étendues montagneuses, avancer furtivement dans les sous-bois et observer de longues minutes des blaireaux, des faisans ou un groupe de cerfs à queue blanche depuis un observatoire en bois, niché au pied d'une colline, ressentir le frisson de la traque (fictive) du gibier, voilà le coeur Way of the Hunter et je dois reconnaître que cela fonctionne plutôt bien. Malheureusement, pour le moment, le jeu, pourtant pur next-gen, souffre de grosses lacunes techniques : retards d'affichage fréquents, disparition complète de l'eau de la rivière, blaireaux sur roulettes qui glissent majestueusement sur l'herbe de la prairie... Et pour ne rien arranger, à moins que je sois une grosse quiche à la chasse (ce qui est loin d'être impossible), le système de traque ne semble pas au point, tant on passe de longues minutes à pister en vain, surtout quand les traces précédemment analysées disparaissent sans raison (même pas la pluie). Gageons que de futures mises à jour règleront tout çà pour modérer cette impression d'inachevé. Malgré cela, j'ai bien envie de continuer pour m'améliorer et gagner en expérience et talents. J'ai rendez-vous demain au petit jour près du point d'eau pour retrouver un cerf mulet à bois difformes que mon grand-père a baptisé Hollywood et qui m'a baladé deux heures durant dans la forêt, probablement en se foutant de ma gueule derrière un petit bosquet. Je t'aurai, Hollywood...

Temps de jeu
44h