King's Bounty II

Les plus

  • Fantasy old-school familière
  • Dimension tactique des combats

Les moins

  • Aucun charme
  • Technique ultra-datée
  • Manque d'énergie paradoxalement épuisant
  • Monture des années 2000

21 mai 2022 - NEW GAME & ABANDON

Plongé dans ma crise du jeu de stratégie, j’ai craqué ce week-end pour un nouveau titre repéré depuis l’été dernier, suite d’un jeu culte des années 90 et bradé à -60% dans sa version Lords, j’ai nommé King’s Bounty II. Au bout de 3 heures de jeu, je sais d’ores et déjà que je n’irai pas au bout. Réunir des magiciens, des nains et des dragons ne suffit pas pour gagner le coeur des amoureux de fantasy et placer le tout sur une grille hex avec des combats au tour par tour non plus. J’ai passé de nombreuses heures sur la série Heroes of Might and Magic il y a bien longtemps et ce genre stratégie-RPG me séduit toujours (le récent Disciples : Liberation est d’ailleurs plutôt conseillé). Mais là, malgré la dimension tactique prometteuse des escarmouches et la patte fantasy classique, le jeu n’a manifestement aucun charme. Je vous laisse visionner mes captures maison pour vous rendre compte du résultat sur PS4 (joué sur PS5 mais aucun bonus next-gen).

Tout est daté : les textures, les animations, la modélisation des visages, l’interface, les dialogues saccadés, la carte… C’est à se demander si le jeu a été conçu en 2000 puis oublié et ressorti du placard en 2020… Oubliez la gestion des ombres et lumières, tout est plat. Oubliez l’environnement dynamique, tout est figé. Oubliez la gestion de l'espace en 3D, tout est régulièrement traversé par notre monture. Ah notre monture… Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas « monté » un truc pareil. Impossible de faire demi-tour sans de multiples aller-retours et mouvements de caméra, et le pire c'est que le cheval se fait autant chier que nous, je crois. Et je vous ai parlé des murs invisibles? Ce bug des années 90 que je croyais obsolète et bien non, revival du mur invisible! N’espérez pas tomber d’un escalier de 3 marches pour aller plus vite. Non, vous allez vous taper chaque marche, c’est le jeu qui décide et il est inflexible. Je pensais que les phases de combat allaient me faire oublier le charme zéro des phases d’exploration à la troisième personne mais non, là aussi, platitude, effets invisibles, caméra improbable, intensité sous le seuil de détection et énergie proche du bulot cuit. C’est bien simple, j’ai eu l’impression pendant toute la matinée de jouer à un jeu PC des années 90 en configuration minimale. Je vais donc reprendre l'excellent Frostpunk qui m'apportera 100 fois plus de plaisir.

Date de sortie
Temps de jeu
3h