New game : The Last of Us Part II

La suite du meilleur jeu PS3 à mes yeux est enfin dans mes mains. Sera-t-il à la hauteur du défi et succèdera-t-il au premier avec brio?

Avec qui?

Ellie n’est plus la même.

Sa voix s’est assombrie, son visage s’est durci, elle ne siffle plus dans les rues de Boston ou Pittsburgh. L’enfance avait pris fin durant le premier épisode et son adolescence lui avait été dérobée. Elle est entrée brutalement dans le monde adulte, dans un monde défiguré par un champignon. Un vulgaire champignon qui crache ses spores à la face de l’humanité pour lui signifier sa fragilité. Mais Ellie est forte. Elle a vécu trop de choses pour laisser un pathétique champignon brûler ses ailes.

L’histoire de cette seconde partie débute lentement, paisiblement, doucement. Le temps de s’apercevoir que la qualité technique est au rendez-vous, dans les expressions, les textures, les animations, partout. Le temps de voir que le gameplay intuitif et si rapide à prendre en main est toujours le même, associé aux mêmes touches, comme pour nous dire, bienvenue chez vous, mettez-vous à l’aise et reprenons là où nous vous avions laissé.

Au cours de l’introduction, durant environ deux heures, les pions se placent, les relations se nouent et se dénouent, les protagonistes se révèlent et le cadre enneigé du premier site nous pose confortablement aux commandes. Le bruit feutré des pas dans la neige, les flocons virevoltants qui se posent sur les joues d’Ellie, puis quelques infectés quand même, pour ne pas oublier la cause de tout ceci.

Au moment où l’on pense être bien, encastré dans son canapé, au calme, la manette paisible, le jeu vient alors nous asséner un immense coup de poing en pleine face. Le souffle coupé, la main devant la bouche, les yeux écarquillés, la petite décharge d’adrénaline qui parcourt le ventre, les poumons, la nuque... La seconde partie de The Last of Us vient réellement de commencer.

Ellie n’est plus la même.

Temps de jeu
3h